Chronique

[Chronique] La légende du noble chat Piste-Fouet, Tad Williams

Nre’fa-o chers lecteur.rices! 

Nous allons démarrer une chronique que j’ai mis du temps à écrire, malgré le fait que j’ai beaucoup aimé la lecture. J’espère donc qu’elle saura tout de même vous donner envie de lire ce joli texte de Tad Williams, la légende du noble chat Piste fouet (Tailchaser’s Song), aux éditions Mnémos traduit par Françoise et Guy Casaril.

Tad Williams est très connu dans le monde anglophone, et j’ai pu avoir la surprise de voir beaucoup de ses livres dans d’autres pays, alors que chez nous il me semble très rare de le voir en librairie (en tout cas dans celles où je vais régulièrement). Chez nous, il demeure bien connu pour sa série “l’arcane des épées”, que je n’ai pas encore eu l’occasion de découvrir.

Je ne connaissais donc pas du tout cet auteur avant la réédition de son premier roman par les éditions Mnémos, et je suis bien contente de cette réédition car la lecture a été un plaisir. Il faut dire que la 4e de couverture annonce “un seigneur des anneaux avec des chats”, alors je ne sais pas vous, mais moi , forcément, ça me fait envie ! Ca plus une superbe couverture il n’en fallait pas moins pour me convaincre ! 

Le héros est donc Piste-Fouet, jeune chat qui vient de recevoir son nom et qui profite de sa vie de jeune chat avec la mignonne patte feutrée. Mais un jour, elle disparaît, ainsi que plusieurs autres chats et chatons. L’assemblée envoie une délégation informer la reine des chats et lui demander secours. Si Piste Fouet est trop jeune pour se voir donner cette lourde responsabilité, il décide néanmoins de prendre seul la route à la recherche de sa bien-aimée Patte feutrée.

Sur sa route, des ombres étranges sont tapies dans l’obscurité, avec de gros yeux jaunes et des griffes rouges. Le trajet du jeune chat est difficile, animé entre autres par le sauvetage d’une jeune demoiselle écureuil (qui lui vaut une promesse d’aide s’ il promet de ne jamais se nourrir des rongeurs du peuple des Rikchikchik), et par la rencontre avec Bond-Vif, un autre jeune chaton, et avec une jeune Fêla nommée Ombre-du -toit. Piste fouet et ses compagnons se lancent ensemble dans un périple dangereux et éprouvant vers la source du mal, tapie dans le sol dans un dédale de tunnels remplis d’esclaves chats chargés de creuser, creuser, et creuser encore…

Je n’en dirai pas plus sur l’intrigue, à part que de  mon côté j’ai bien aimé l’évolution de l’histoire et sa fin. Piste-Fouet évolue fortement au cours de cette quête, et j’aime beaucoup la manière dont sa relation avec Bon-Vif et Ombre-du-toit change au fur et à mesure qu’ils vivent des aventures et risquent leur vie ensemble. Il fait preuve d’une amitié et d’une fidélité sans faille, qui n’est effectivement pas sans rappeler celle de certains hobbits…

Finalement, ce roman a tout d’un bon roman de fantasy : une quête, une amitié solide, des compagnons de route qu’on aime fort, des légendes, des chants, et même des prénoms qui ont un sens caché (Un nom de cœur, un nom connu donné par le clan et un nom de queue, à découvrir et qui symbolise la vie et la personnalité du chat). Le roman offre également un langage particulier, expliqué en note à la fin du livre et détaillé dans un lexique. J’ai beaucoup aimé l’aspect légende et mythologie, qui apparaît dès le début du récit et participe à créer un univers plus complexe et riche. Même si l’intrigue est tout à fait classique, pour moi ça a bien fonctionné, notamment avec l’originalité de n’avoir comme protagoniste que des animaux. On accroche vite à cette troupe de petits chats prêts à courir tous les dangers et on développe très vite de l’affection pour ce petit piste-fouet, malgré son côté un peu naïf. Le côté aspect négatif pourrait être qu’il y a beaucoup de personnages aux noms qui ont tendance à vite se mélanger. Il reste certains personnages récurrents qui sont difficiles à oublier tant ils sont singuliers, mais on peut vite s’y perdre. Heureusement, une liste des personnages est disponible à la fin de l’ouvrage, de quoi recadrer en cas de doute.

Si l’aspect classique et personnage chaton peut faire penser à un roman jeunesse, cela reste un roman qui, je pense, se destine à un public adulte. 

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