Challenge de l'imaginaire, Chronique, Projet Ombre

[Chronique] The book of dragon édité par Jonathan Strahan

Ce post marque la fin du #ProjetOmbre, le premier challenge que j’ai suivi avec ce blog. Pour rappel, il visait à lire des formats courts et à poster régulièrement des chroniques. Voici donc ma dernière chronique du challenge, qui valide tout de même 22 nouvelles et plusieurs missions, car elles ont été lues entre février et juin. Notez que cette lecture s’inclue aussi dans le cadre du Challenge de l’imaginaire.

Dans cette chronique, nous allons aborder une anthologie éditée par Jonathan Strahan, The book of Dragon. Cet ouvrage contient presque une trentaine de textes d’auteurs variés, y compris certains auteurs et autrices bien connus de SFFF comme Ken Liu (dont j’ai déjà chroniqué un autre texte, l’homme qui mit fin à l’histoire) ou Jo Walton (autrice de Les griffes et les Crocs). Il inclut non seulement des nouvelles mais également quelques poèmes, qui sont très plaisants à lire.

Les textes de ce recueil partagent, vous l’aurez compris, un thème commun : les dragons. Cependant, ce thème est traité avec une belle originalité au fur et à mesure des textes. Pas question de se contenter de la grosse bébête écailleuse qui crache du fer et dort sur son paquet d’or; on parle de dragons dans un sens très large. Dragons de métal, dragon d’inspiration japonaise, ou dragon à la base d’une nouvelle source d’énergie électrique parsèment ainsi les pages de ce recueil. Cette diversité est très plaisante, et parfois bien surprenante. Le nombre multiple d’auteurs ayant participé à l’anthologie fait qu’il y aussi un large panel de styles littéraires qui s’offrent au lecteur. 

J’ai beaucoup apprécié certains textes, comme ceux de Ken Liu, R F Kuang et JY Yang, mais n’ai malgré tout pas eu de très gros coup de cœur au cours de ma lecture. Malheureusement, je suis passée à côté d’une ou deux nouvelles, notamment La Vitesse et the Last hunt, de Kelly Robson et Aliette de Bodard, respectivement. Quoi qu’il en soit, si vous aimez les dragons, n’hésitez pas à vous plonger dans cette anthologie!

Notez aussi que l’ouvrage en lui-même est très joli, parsemé de belles illustrations crayonnées de petits dragons en vol signées Rovina Cai.

J’ai cependant un petit regret pour cette anthologie, c’est de ne pas y retrouver d’écrit de Robin Hobb, pourtant bien connue en littérature fantasy, et qui a porté la thématique des dragons très loin. Si ce recueil se termine par une citation de Tolkien, il aurait ainsi très bien pu finir par celle-ci « Nous rêvons de sculpter notre propre dragon« . 

Voici un court résumé de chacune des nouvelles. Je ne parlerai pas ici des poèmes mais je vous encourage à aller les lire. 

Matriculation, de Elle Katharine White, lue en février 

Melee voyage à bord d’un dragon de métal, un objet d’une grande valeur, à la fois monétaire comme sentimentale. Elle étudie à l’université où elle bénéficie d’une bourse, mais doit encore acquérir tout un tas de livres très coûteux. Cette première nouvelle commence déjà avec une vision originale du dragon, plutôt sympathique.

The tale of the naga sage, de Zen Cho, lue en février 

Nouvelle à l’ambiance inspirée des contes et dragons japonais, où Sri Bujang, le sage qui vit dans une montagne, doit retourner dans son royaume mais cause dégâts et catastrophe dans le monde humain à chacun de ses déplacements.

Yuli, de Daniel Abraham, lue en février 

Yuli, qui travaillait en Afghanistan contre le commerce de drogue, entre en Irak lors d’une mission et trouve un étrange trésor. En parallèle, on suit le récit de son petit fils qui joue à un jeu de rôle style Donjon et dragon, où les premiers dragons sont en fait les âmes de guerrier devenus de moins en moins humains alors qu’ils gagnent en pouvoir et en or…

Ce texte est plutôt sympa, avec vision très différente du dragon. 

A whisper of blue, de Ken Liu, lue en mars

Ce texte très original se présente sous la forme d’une série d’interviews qui relatent la présence d’une nuée de petits dragons à Mannaport, une ville qui pourtant ne possède ni l’or, l’art ou le savoir qui d’ordinaire les attire. J’ai beaucoup aimé ce texte, comme c’est souvent le cas pour les récits de Ken Liu.

Where the river turns to concrete, de Brooke Bolander, lue en avril

Je n’ai pas trop accroché sur cette nouvelle, qui parle de Joe, qui semble avoir un passé bien particulier. Il développe un intérêt pour la piscine crasseuse de son immeuble qu’il nettoie complètement, jusqu’à ce qu’un enfant manque de s’y noyer. Il sauve l’enfant et sympathise avec sa mère, qui lui confie avoir un jour vu un dragon. 

Habitat, de K.J. Parker, lue en juin

Une histoire de chasse au dragon pour un Prince qui veut adopter un dragon vivant. Nouvelle sympa mais sans plus. 

Pox, de Ellen Klages, lue en juin

Récit d’une enfant, Ellen, qui part en vacances chez son oncle, et s’y retrouve coincée car sa petite sœur attrape la varicelle.. Contagieuse, elle ne peut voyager. Pour occuper ses journées, Ellen lit en boucle Terremer d’ Ursula K. Le Guin. Mais un jour, sa tante l’emmène à San Fransisco où une balade à China Town lui apportera un nouveau compagnon aux airs de petit dragon

Ce texte est plutôt simple, mais j’ai apprécié les références à Ursula Le Guin. 

The nine curves river, de R.F. Kuang, lue en juin

Une enfant, jalouse de sa soeur à la longue chevelure claire, raconte qu’elle est en vérité un serpent blanc qui prend forme humaine. Mais c’est alors sa sœur qui sera choisie pour servir d’offrande au dragon qui se cache dans une grotte, et acceptera de se sacrifier afin d’éviter la sécheresse qui ravage le pays. C’est un texte court mais poignant, plein d’émotions. 

Lucky’s dragon, de Kelly’s Barnhill, lue en juin

Une jeune fille, Lucky, fait un projet de science qui tourne mal, et donne naissance à un minuscule dragon. Mais ce petit dragon grandit progressivement, alors que Lucky, elle, rétrécit. Sa voisine, Mme Hollins, dont tout le monde ignore d’ordinaire la présence ni ne remarque sa maison, semble connaître les réponses à ce phénomène étrange…

J’ai beaucoup apprécié ce texte, très original.

The exile, de JY Yang, lue en juin

Linear a été mis en exil sur la planète  9Xcil-5L, où sera déposé le dieu dragon Yare, qui restera là 10 ans jusqu’à ce que la planète devienne viable. 

Très original, j’aime beaucoup le concept du dragon qui aide à terraformer une planète 

Except on saturday, de Peter S. Beagle, lue en juin

Ce texte est une réécriture du mythe de Mélusine. Une femme dragon, qui se transforme les samedi, prend un dernier envol pour la mort du dernier membre de sa famille, avant de vivre une vie paisible comme personne âgée à la retraite 

La vitesse, de Kelly Robson, lue en juin

Bea conduit un bus scolaire et fait une rencontre surprenante sur la route : un dragon qui les prend en chasse. La nouvelle parle de la course poursuite entre le dragon et le bus. C’est une bien étrange nouvelle, je n’ai pas trop accroché.

The long walk, de Kate Elliott, lue en juin

Le mari de Asvi est décédé. La coutume ancestrale veut que leur femme soit offerte comme offrande aux dragons qui peuplent les montagnes. Ce récit reprend la longue marche de Asvi, au cours de laquelle elle découvre bien des secrets.

Une nouvelle très sympa également.

Cut me another quill, mister Fitz, de Garth Nix, lue en juin

Master fitz et sir hereward sont à la recherche d’un dragon. Cependant s’ils peuvent prendre la forme classiques d’êtres ailés et écailleux, ils peuvent en réalité prendre n’importe quelle forme, y compris humaine. Ils cherchent donc à identifier une personne susceptible de cacher un petit paquet d’or, comme le font classiquement les dragons. 

Hoard, de Seanan McGuire, lue en juin

Ce récit met en scène Une dragonne qui collectionne (« hoard ») des choses bien originales : des enfants abandonnés intégrés qu’elle recueille et dont elle s’occupe. 

The Last hunt, de Aliette de Bodard, lue en juin

Xuan Thao est mise à l’épreuve par les maîtres dragons, qui ont détruits la terre. Je dois avouer que je n’ai pas tout compris à cette étrange nouvelle. J’ai trouvé le texte profondément confus et difficile. Bref je suis complètement passée à côté. C’est apparemment un prequel à un des romans de l’autrice, mais tellement mal amené que sans avoir lu le livre en question on n’y comprend pas grand chose.

We continue, de Ann Leckie et Rachel Swirsky, lue en juin

Jacq a été recueilli par un dragon avec qui il vit dans sa ruche. Mais ces derniers temps la ruche est bouleversée car elle a une nouvelle reine; les anciens dragons sont en train de mourir, selon le cycle reproductif traditionnel d’une ruche. 

Small bird’s plea, de Todd McCaffrey, lue en juin

Jing-wei entreprend une quête pour aller chercher la cave des miracles et y demander de l’aide pour son village peuplé de monstres. Elle y fait une rencontre surprenante (nope, je spoilerai pô). J’ai apprécié cette nouvelle, qui apporte subtilement une belle touche de science-fiction. 

Dragon slayer, de Michael Swanwick, lue en juin

Ola, un marchant, accompagné du jeune nahal se rendent dans une ville où ils croisent le chemin d’un magicien, qui les amènera à affronter un dragon. 

Camouflage, de Patricia A. McKillip, lue en juin

Will passe l’examen de histoire de la magie ancienne du professeur Mr Fletcher,  qui lui fait découvrir un monde bien étrange, à dos de dragon. 

We don’t talk about the dragon, de Sarah Gailey, lue le 30 juin pour le tout dernier jour du #ProjetOmbre

« Cecily is six years plus, and there is a dragon in the barn. »

La présence du dragon semble inéluctable dans la vie de Cecily, qui, alors que cette dernière avance dans sa vie d’adolescente puis adulte, continue de le nourrir de fer régulièrement. Elle lui confie ses secrets et pensées, en espérant qu’un jour le dragon fasse de même et communique enfin. 

Maybe just go up there and talk to it, de Scott Lynch, idem le grand final du challenge lu le tout dernier jour.

Emery Blackburn est de retour de la guerre d’où il revient blessé aux jambes. Il a du mal à s’ajuster à sa nouvelle vie, jusqu’à l’arrivée d’une grande tempête et de dragons. C’est alors le retour de la guerre… contre les dragons. 

Dommage pour ce final, car la thématique est très intéressante mais j’ai eu du mal à accroché.

5 réflexions au sujet de “[Chronique] The book of dragon édité par Jonathan Strahan”

  1. De même, le projet Ombre est également le premier challenge que j’ai suivi sur mon blog ^^ Tu as lu une quantité impressionnante de nouvelles c’est super !
    La couverture de ce recueil et les dessins à l’intérieur sont ma-gni-fique ! ♥ Merci pour cette découverte 😀

    Aimé par 1 personne

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